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Gens de Cour et de guerre sous le Premier Empire : la correspondance d’Annette de Mackau, ancienne élève de Madame Campan à l’époque du premier romantisme

Jean Waquet

Jean Waquet, "Gens de Cour et de guerre sous le Premier Empire : la correspondance d’Annette de Mackau, ancienne élève de Madame Campan à l’époque du premier romantisme", dans Bibliothèque de l’École des chartes, année 1969, volume 127, numéro 2, pp. 425 - 434.

Extrait de l’article

En 1794, le baron Armand-Louis de Mackau, fils d’une sous-gouvernante des Enfants de France, ancien ambassadeur au Wurtemberg et à Naples, rappelé, à la veille de la Terreur, de ce dernier poste dans lequel il avait développé une activité brouillonne, perdit sa femme, emportée par la tuberculose. Mme de Mackau, dans une lettre de recommandations que la mort l’empêcha de terminer, avait supplié son mari de ne pas se séparer de leurs quatre enfants. La mort devait, à son tour, et très vite, faucher les deux plus jeunes. Mais, pour les deux aînés, le baron de Mackau ne répondit pas au désir exprimé par sa femme. Annette et Armand furent placés en pension à Saint-Germain, la première chez Mme Campan.

Au séjour très prolongé de l’orpheline dans le pensionnat de la grande éducatrice et aux rapports confiants qui en résultèrent nous devons, d’abord, une correspondance qui complète utilement celle que publia naguère Buchon. En outre, lorsque le frère et la sœur furent, très jeunes, séparés par l’entrée d’Armand de Mackau dans la marine, il s’ensuivit entre eux une longue correspondance qui, par le hasard des destinées, s’est trouvée, beaucoup plus tard, réunie dans les mêmes archives familiales, Annette de Mackau, mariée en 1812, étant morte sans enfants et laissant son neveu pour héritier.

Les élèves de Mme Campan se recrutèrent, on le sait, dans des milieux très proches des Bonaparte et, en particulier, chez les Beauharnais. C’est ainsi qu’Annette eut pour compagne d’études Stéphanie de Beauharnais, orpheline de mère elle aussi.

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