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L’influence française à la cour pontificale sous le règne de Henri IV

Bernard Barbiche

Bernard Barbiche, "L’influence française à la cour pontificale sous le règne de Henri IV", dans Mélanges de l’école française de Rome, année 1965, volume 77, numéro 77-1, pp. 277-299.

Extrait de l’article

Les rapports qui régnèrent de 1595 à 1610 entre la France et le Saint-Siège furent dans l’ensemble satisfaisants. Henri IV, réconcilié avec l’Église à la suite de son abjuration, s’attacha à demeurer en bons termes avec la papauté, qui, en légalisant en quelque sorte, par l’absolution, son titre de roi de France, avait considérablement affermi son trône. La puissance de l’Église, le rôle qu’elle jouait tant sur le plan temporel que sur le plan spirituel, l’influence qu’elle exerçait sur les relations européennes, tout engageait Henri IV à s’entendre avec elle. Ce fut d’abord, en 1595, le rétablissement des relations diplomatiques. A partir de cette date, ambassadeurs à Rome et nonces à Paris se succédèrent pratiquement sans interruption, et, malgré quelques malentendus passagers, des faits tels que l’aide proposée à Clément VIII par le roi de France pour la reconquête de Ferrare en 1598, les légations du cardinal de Florence en 1596-1598 et du cardinal Aldobrandini en 1600-1601, le choix du Souverain Pontife comme parrain du dauphin, futur Louis XIII, le rétablissement des jésuites en France en 1603 et les faveurs dont ceux-ci furent comblés par Henri IV, ou le rôle prépondérant que joua en 1607 le cardinal de Joyeuse dans la solution du différend qui opposait Venise au Saint-Siège, montrent l’excellence des relations qui existaient entre les deux puissances.

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