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Les tapisseries de la fin du Moyen Âge : commandes, destination, circulation

Fabienne Joubert

Fabienne Joubert, "Les tapisseries de la fin du Moyen Âge : commandes, destination, circulation", dans Revue de l’Art, année 1998, volume 120, numéro 120, pp. 89-99.

Extrait de l’article

Aborder le domaine de la tapis­serie médiévale suppose que l’on s’attarde longuement sur les docu­ments écrits, tant les œuvres sont rares et ne détiennent souvent en elles-mêmes, à première vue, que peu d’indices sur leur origine et leur destination initiale. Le crédit que l’on peut accorder aux textes se voit cependant réduit par l’imprécision du vocabulaire employé au Moyen Âge, en particulier lorsqu’il s’agit de désigner les tapisseries historiées qui seules nous intéressent ici. Combien de documents évoquant des « tapis » ou « tapisseries » renvoient-ils vraiment à des tissages réalisés sur métiers de lisse pour créer des com­positions originales, suivant la défi­nition de cet art textile qui le distingue ainsi des tentures brodées, ou encore de productions textiles plus mécaniques ? L’interprétation des documents iconographiques soulève les mêmes difficultés. L’historien de la tapisserie médiévale se trouve par là-même de­vant une forte proportion de docu­ments dont il lui est interdit de faire usage sans risque de grossières er­reurs d’interprétation : le recours aux œuvres conservées, qu’il lui re­vient de décrypter, constitue donc finalement pour lui une seconde voie, étroite mais précieuse, pour la connaissance de ce domaine.

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