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La céruse dans la fabrication des cosmétiques sous l’Ancien Régime (XVIe-XVIIIe siècles)

Catherine Lanoë

Catherine Lanoë, « La céruse dans la fabrication des cosmétiques sous l’Ancien Régime (XVIe-XVIIIe siècles) », Techniques & culture, n° 38, mars 2002.

Résumé de l’article

Sous l’Ancien Régime, la blancheur du visage, symbole de la distinction, s’est imposée successivement à plusieurs catégories de la population. Destinés à permettre une fabrication domestique de cosmétiques, certains manuels de recettes accordent une place prépondérante aux préparations blanchissantes ; la céruse est utilisée comme pigment blanc pour fabriquer des fards, mais aussi pour sa qualité détersive afin de faire disparaître les irrégularités de la peau. Au début du XVIIIe siècle, la corporation des gantiers-parfumeurs cherche à étendre ses prérogatives professionnelles à la fabrication des cosmétiques mais leur utilisation de la céruse s’avère très limitée : elle coûte cher et ils en connaissent le caractère toxique. En effet, la médecine des Lumières dénonce vivement la nocuité des préparations cosmétiques, en particulier celle des blancs de plomb, et les inventeurs, simples particuliers ou professionnels, invoquent désormais l’argument que leur cosmétique ne nuit pas à la santé du consommateur.

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