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Une source méconnue de l’histoire de Versailles. La correspondance de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi

Thierry Sarmant, Raphaël Masson

Sarmant, Thierry, Masson Raphaël. Une source méconnue de l’histoire de Versailles. La correspondance de Louvois, surintendant des Bâtiments du roi, Versalia. Revue de la Société des Amis de Versailles, n° 10, 2007, p. 144-153.

Extrait de l’article

Les historiens de Versailles ont pour source privilégiée les papiers conservés aux Archives nationales. Ils se plongent en particulier dans la sous-série O, intitulée « Maison du roi » , qui comprend aussi bien les archives du secrétaire d’État de la Maison du roi que ceux du surintendant puis du directeur général des Bâtiments du roi. Il existe cependant, pour le règne de Louis XIV, une autre grande source de l’histoire de Versailles et des demeures du Roi-Soleil : la correspondance de Louvois. On oublie souvent que François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois, surtout connu comme ministre et secrétaire d’État de la Guerre, a également exercé la charge de « surintendant et ordonnateur général des Bâtiments du roi, arts et manufactures de France » pendant presque neuf années, de 1683 à 16911. Or, à la différence de ses prédécesseurs, Étienne de Ratabon (1656-1664) et Jean-Baptiste Colbert (1664-1683), ou de ses successeurs, Édouard Colbert de Villacerf (1691-1699), Jules Hardouin-Mansart (1699-1708) et Louis de Pardaillan de Gondrin, marquis puis duc d’Antin (1708-1736), Louvois surintendant des Bâtiments a laissé une abondante correspondance administrative. Conservée au Service historique de la défense (château de Vincennes), elle y repose au sein des archives de l’ancien département de la Guerre, plus précisément dans la correspondance générale du secrétaire d’État (sous-série A du cadre de classement des archives de la Guerre). Tandis que d’autres ministres de Louis XIV distinguaient les dossiers de leurs différents départements – ainsi Colbert pour la Maison du roi et la Marine –, Louvois a fait établir un minutier unique de sa correspondance au départ aussi bien comme secrétaire d’État de la Guerre que comme surintendant des Postes, chancelier de l’ordre du Saint-Esprit ou surintendant des Bâtiments du roi.

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