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Post-scriptum : La perle du savoir courtois, un boniment de charlatan ?

Yasmina Foehr-Janssens

Foehr-Janssens, Yasmina, « Post-scriptum : La perle du savoir courtois, un boniment de charlatan ? », Cahiers de recherches médiévales et humanistes, 23, 2012, 101-104.

Extrait de l’article

Barlaam le marchand possède une pierre qu’il ne montre pas. Celle-ci rend la vue aux aveugles et aux muets la parole, et aux malades la santé et aux fous la raison et le sens. Mais lorsqu’il s’agit de présenter cette merveille en public, son détenteur, soudain prudent, assure que, outre toutes ses autres merveilleuses vertus, la pierre précieuse possède une qualité encore supérieure : elle ne peut être vue que par un être entièrement chaste et sans péché, faute de quoi elle frappe de cécité et de folie celui qui prétend la contempler. La ficelle est si grosse qu’elle évoque les procédés d’un charlatan ou d’un escroc. Après avoir vanté les pouvoirs extraordinaires du remède universel dont il prétend faire bénéficier son interlocuteur, le bonimenteur, sommé de donner la preuve de ce qu’il avance, invoque la puissance et la rareté de son talisman pour faire monter les enchères. Barlaam articule ici, à l’endroit de Josaphat deux rhétoriques contradictoires. La promesse d’un salut offert à tous, d’une guérison gratuite de toutes les blessures, de toutes les faiblesses, s’accompagne aussitôt d’une mise à l’épreuve des vertus du disciple.

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