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Le sort des archives dispersées de la Chambre des Comptes de Paris

Michel Nortier

Michel Nortier, "Le sort des archives dispersées de la Chambre des Comptes de Paris", dans Bibliothèque de l’École des chartes, année 1965, volume 123, numéro 2, pp. 460 - 537.

Extrait de l’article

On croit communément que ce sont les Archives nationales qui conservent, dans la série P, tout ce qui a été sauvé
des archives de la Chambre des Comptes de Paris après les
divers avatars que celles-ci avaient subis au XVIIIe siècle
(incendie de 1737 ; dispersions ; opérations de triage sous la
Révolution).

Certes, la série P des Archives nationales avec ses 6.389 numéros et ses 174 inventaires a recueilli une précieuse partie des archives de la Chambre : les Hommages et aveux
remontant au XIVe siècle (n° 1 à 940) ; les Terriers postérieurs à 1737 (n° 941 à 1935) ; la série des Échanges dont les
pièces les plus anciennes sont du XIIIe siècle (n° 1936 à
2287) ; les mémoriaux et les divers registres reconstitués
après l’incendie de 1737 (n° 2288 à 2601) ; les recueils dits
Mélanges (n° 2602 à 3026) ; des registres de comptabilité
des XVIIe et XVIIIe siècles récupérés au XIXe siècle (n° 3027
à 6389) ; des anciens inventaires (PP 1 à 174).

En fait cet ensemble provient exclusivement de trois des
dépôts d’archives qui existaient à la Chambre des Comptes
de Paris avant la Révolution : celui des fiefs constitué en
1664 ; celui des terriers créé en 1691 et reconstitué après 1737 ; celui du greffe qui renfermait des documents de très
grande importance : la totalité des registres dont on se
servait quotidiennement, mémoriaux, plumitifs, journaux.

Le premier de ces dépôts — non le plus ancien — avait seul
échappé à l’incendie qui dévasta la Chambre le 27 octobre
1737. Les deux autres avaient alors en grande partie été
détruits et ne comptaient à la Révolution que les pièces ou
registres que l’on avait pu reconstituer. A l’exception de ce
que supprima le Bureau de triage, cet ensemble passa
alors aux Archives nationales.

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