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Essai sur les fêtes officielles à Versailles sous le Second Empire

Christophe Pincemaille

Pincemaille, Christophe. Essai sur les fêtes officielles à Versailles sous le Second Empire, Versalia. Revue de la Société des Amis de Versailles, n° 3, 2000, p. 118-127.

Extrait de l’article

Dès 1852, Napoléon III rétablissait une vie de cour d’autant plus fastueuse qu’elle était de création récente et qu’il entendait donner un lustre particulier à la monarchie impériale. Mais l’empereur, en rompant avec les habitudes d’économie, tout empreintes de simplicité bourgeoise, qui avaient marqué le règne de Louis-Philippe, son prédécesseur, livrait à ses adversaires matière supplémentaire à pourfendre son régime. Ceux-ci, comme il fallait s’y attendre, ne retinrent plus, en effet, que les dîners somptueux, les soupers fins, les spectacles magnifiques donnés aux Tuileries. Le Second Empire allait se réduire au tableau étincelant d’une « fête impériale », célébrée par les uns, critiquée par les autres, à la fermentation joyeuse d’un monde où l’on jetait l’argent par les fenêtres. Dans l’opposition, chez les républicains comme chez les royalistes, des voix insinuèrent que Paris ressemblait à un monstrueux caravansérail ; on compara bientôt les palais impériaux à des lieux de débauche. L’Empereur pris pour cible se défendait d’encourager la décadence morale. Il faisait répondre à ses détracteurs que « la dépense d’un grand bal retombait en pluie d’or sur toutes les industries ».

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