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La somptuosité de l’ornement comme marque d’honnêteté pour la femme de la première modernité : le témoignage d’Hélisenne de Crenne

Valentina Manca

Valentina Manca, « La somptuosité de l’ornement comme marque d’honnêteté pour la femme de la première modernité : le témoignage d’Hélisenne de Crenne », Apparence(s),8, 2018.

Extrait de l’article

Dès la première partie du XVIe siècle, avec l’éclosion de la société courtisane, de nombreux intellectuels se proposent de définir les qualités de cet homme nouveau, le courtisan, qui ouvre la voie à « l’honnête homme » du siècle suivant. Dans cette perspective une grande attention est attachée à « l’art de conférer », aux belles manières à la question de l’ornement du corps, tant pour l’homme que pour la femme. Nous intéressant au cas des femmes, nous avons isolé certains passages tirés du roman et du recueil épistolaire d’Hélisenne de Crenne. Ici l’auteure témoigne de la centralité du paraître dans la vie des femmes : tout ce qui leur est demandé est de s’ « accoutrer d’habillements riches et somptueux » par « honnêteté, ayant regard à l’état et noblesse de leurs maris ou de leur père ». Dans ses Épîtres Hélisenne dénonce ouvertement cette considération du corps féminin en tant que simple objet ornemental. Elle apparait à ce titre comme une pionnière de la revendication féministe portée par Louise Labé une décennie plus tard.

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