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L’historien et le notaire : acquis et perspectives de l’étude des actes privés de la France moderne

Jean-Yves Sarazin

Sarazin, Jean-Yves, "L’historien et le notaire : acquis et perspectives de l’étude des actes privés de la France moderne", dans Bibliothèque de l’école des chartes, 2002, tome 160, livraison 1, p, 229-270

Extrait de l’article

L’étude des actes privés s’étend des documents de la pratique au rédacteur et à ses clients. Ainsi peut-on définir trois champs principaux d’investigation : l’institution ; les actes sécrétés par le notaire ou la juridiction gracieuse, du point de vue diplomatique, quantitatif, ou encore des techniques juridiques ; le notaire ou le tabellion, sa vie, son environnement social, l’exercice de son métier, sa clientèle. Par ailleurs, les informations contenues dans les actes privés déposés dans les archives françaises, dus aux notaires publics ou royaux, à l’activité des officialités ou des échevinages, fournissent une masse documentaire sans équivalent à l’ensemble des historiens, du droit, des institutions, des mouvements sociaux et économiques, des mentalités, de la culture matérielle, des attitudes devant la mort, de l’art, de la littérature, tous y trouvant matière à renouveler leurs travaux. Certains auteurs parlent de « donné notarial », de « gisements aux richesses inépuisables » pour qualifier ce contenu, lui accordant une place privilégiée. Les minutes notariales et les actes de la juridiction gracieuse constituent aussi une source manuscrite de premier ordre pour les linguistes, les géographes et les chercheurs des sciences auxiliaires tels que les paléographes.

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