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Le roi, les lettres, les étrangers : remarques sur quelques représentations textuelles (1600-1630)

Bruno Petey-Girard

Petey-Girard, Bruno, « Le roi, les lettres, les étrangers : remarques sur quelques représentations textuelles (1600-1630) », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, 2016

Résumé de l’article

Les figures étrangères, principalement italiennes, jouent un rôle important dans l’élaboration de la représentation du roi de France en protecteur des lettres. Avec l’avènement des Bourbons et l’arrivée dans le royaume d’une reine étrangère, Marie de Médicis, cette représentation connaît un nouveau départ. Dans un premier temps et face à un Henri IV qui ne paraît pas porter aux lettres la même attention que les Valois, l’apport médicéen est célébré. Si la reine n’est finalement pas celle en qui se cristallise la protection royale, sa généalogie incite poètes et lettrés à lui offrir des traductions ou adaptations où le parallèle entre lettres françaises et italiennes peut se déployer. Avec l’arrivée sur le trône de Louis XIII, quelques lettrés français et italiens tracent un portrait du prince, mécène des hommes des lettres français autant qu’étrangers. Cet intérêt royal en vient à être présenté comme une tradition monarchique – et non dynastique – française. Dans un tel contexte, la valeur des œuvres est distinguée de la langue de leurs auteurs ; la perception du monde des lettres par elles-mêmes ne tient pas compte de la nationalité mais privilégie la qualité des œuvres, seul critère de distinction possible d’un monde qui ne connaîtrait pas de frontières sous les yeux d’un roi protecteur européen sinon universel des lettres.

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