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Les intendants des Mémoires

Annette Smedley-Weill

Smedley-Weill, Annette. Les intendants des Mémoires, Cahiers Saint Simon, n° 28, 2000. Les Mémoires des historiens, p. 17-28.

Extrait de l’article

Saint-Simon, duc et pair, mentionne de nombreux intendants, dont il fait le portrait, il donne également son opinion sur la fonction que ces commissaires « départis » dans les provinces exercent.

Ainsi dans ses Mémoires , il y a l’intendant, en général et des intendants particuliers. Le mémorialiste ne traite pas tous les personnages cités de la même façon, certains avec mépris, d’autres avec condescendance, voire avec indulgence. Notre duc tient compte de leur personnalité, de la charge qu’ils ont occupée après leur passage en intendance, de leur ambition éventuelle, de la protection dont certains jouissent, de leur lien de clientèle avec sa famille, lorsqu’il s’agit « d’amis » de son père ou de lui-même. Mais le bilan est négatif, l’intendant, par la position qu’il occupe en province, est insupportable au sens propre du terme.

Qu’écrit Saint-Simon de l’intendant, en général, de sa fonction dans les provinces ?

En 1699, le mémorialiste mentionne le ministre Torcy et déclare qu’il « est plaisant que les plus petites charges aient toutes un serment et que les ministres d’État n’en prêtent point, qui sur toutes autres, y devraient être obligés ». Tous ceux qui ont des charges doivent prêter serment, et le renouveler lorsqu’ils acquièrent une nouvelle charge. Il ajoute : « les intendants des provinces, qui en sont despotiquement les maîtres, n’en prêtent point non plus, tandis que les plus petits lieutenants de roi de province... prêtent tous serment et entre les mains du roi ».

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