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Du sceau à la signature : histoire des signes de validation en France (XIIIe - XVIe siècle)

Claude Jeay

Thèse soutenue en 2000 à l’école des Chartes.
Un exemplaire peut être consulté aux Archives Nationales ; pour les démarches administratives, voir la réglementation pour la consultation des thèses de l’école des Chartes.

Extrait du résumé

A partir du XIXe siècle, et sous le Second Empire en particulier, les historiens ont commencé à prêter davantage attention aux sceaux, aux cachets qui validaient les actes et les missives. Ces observations minutieuses et méthodiques ont abouti à la rédaction d’inventaires importants, souvent richement illustrés, et la sigillographie n’a cessé depuis lors de s’affirmer comme une discipline à part entière, abandonnant peu à peu son statut de « science annexe » de l’histoire. Parmi les signes de validation ou, à tout le moins d’authentification, la signature n’a pas suscité autant de recherches, hormis quelques ouvrages peu documentés et désespérément généraux. Il a fallu attendre en fait ces dernières décennies pour que des travaux précis et argumentés abordent le sujet.

La confrontation de l’histoire de ces deux modes de validation met en évidence une évolution fondamentale : l’abandon progressif du sceau au profit de la signature. Les causes et les modalités de cette transformation sont analysées ici en rapprochant et comparant les pratiques des rois, des princes, des professionnels de l’écrit, mais aussi des gens de guerre, des artisans ou des peintres. Cette évolution des signes de validation débouche sur l’histoire des sensibilités et des mentalités ; à l’instar de l’avènement d’une nouvelle emblématique et du portrait, la diffusion de la signature reflète la naissance de l’individu et de la personnalité...

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